Randonnées en raquettes incontournables pour des panoramas sublimes dans les Hautes-Alpes

27 décembre 2025

Pourquoi choisir les Hautes-Alpes pour des randonnées en raquettes ?

Au cœur des Alpes du Sud, le département des Hautes-Alpes se distingue par la pureté de son hiver. Ici, 130 jours d’enneigement moyen annuel (source : Météo France, 2023), plus de 1 200 kilomètres de sentiers balisés et presque 70 % du territoire classés en zone naturelle, font de la région un terrain de jeu privilégié pour la raquette.

  • Diversité des paysages : Des vallées secrètes du Champsaur aux crêtes du Queyras, la variété est exceptionnelle. Entre forêts de mélèzes, vastes plateaux et goulets escarpés, chaque itinéraire a sa singularité.
  • Sérénité préservée : Loin des files d’attente et des domaines skiables saturés, la raquette permet de retrouver l’authenticité et la tranquillité.
  • Respect de la montagne : Les Hautes-Alpes sont pionnières en écotourisme, avec de nombreux circuits balisés pour limiter l’impact sur la faune et la flore (Parc national des Écrins, Parc naturel régional du Queyras).

Les plus beaux itinéraires de randonnées en raquettes à travers les Hautes-Alpes

Chaque vallée livre sa poésie : voici une sélection des randonnées en raquettes offrant les panoramas les plus renversants, par secteur. Pour chaque itinéraire, l’altitude, la difficulté, la durée et quelques conseils pratiques pour en profiter pleinement.

1. Le plateau de la Coche, balcon majestueux sur les Écrins

  • Où ? Entre le Champsaur et le Valgaudemar, départ depuis le hameau des Richards (près de La Chapelle-en-Valgaudemar)
  • Altitude : 1 850 – 2 105 m
  • Difficulté : Modéré, 400 m de dénivelé, 3 h 30 aller-retour
  • Point fort : Panoramique total sur la face nord de l’Olan (3 564 m) et les Aiguilles du Diable. L’un des rares points de vue d’où l’on embrasse d’un regard la couronne glaciaire du massif des Écrins.
  • À savoir : Peu fréquenté en hiver, très sauvage ! Privilégier un départ tôt le matin pour profiter des jeux de lumière sur la neige vierge.

Le plateau de la Coche est le théâtre d’histoires de bergers et de loups récemment aperçus dans la vallée : la raquette y offre un silence rare, propice à l’observation de chamois et d’ermines (source : Parc national des Écrins).

2. Le col de l’Izoard : entre paysages lunaires et panoramas mythiques

  • Où ? Accès depuis la vallée de Cervières (la route du col est fermée l’hiver, donc itinéraire réservé aux raquettes ou ski nordique)
  • Altitude : 1 630 – 2 360 m
  • Difficulté : Soutenu, 750 m de dénivelé, 5 h aller-retour
  • Point fort : Les Casse Déserte, chaos de roches ocres parsemé de pins tordus, et la vue à 360° sur la vallée de la Clarée et les crêtes frontalières italiennes.
  • Astuce : Parcours exposé au vent, bien s’équiper ! Possibilité de réduire l’itinéraire en s’arrêtant au Refuge Napoléon (2 284 m).

Le col de l’Izoard, classé site naturel depuis 1937, offre l’un des plus beaux panoramas d’hiver de France et a servi de décor à de nombreux films historiques (source : DREAL PACA).

3. Sur les crêtes du Queyras : la Pointe de la Selle

  • Où ? Station de Ceillac, montée par le Vallon de la Selle
  • Altitude : 1 650 – 2 426 m
  • Difficulté : Soutenu, 780 m de dénivelé, 4 h aller-retour
  • Point fort : Silence sidéral, vue plongeante sur le Cristillan, le Viso (3 841 m) en toile de fond. Au sommet, le panorama sur le Parc Régional du Queyras est unique.
  • Spécificité : Possibilité d’observer la faune en hiver : exceptionnel site de présence de lièvre variable et d’aigle royal (source : PNR Queyras).

4. Le plateau de Bouchier : un balcon sur la Durance

  • Où ? Départ du hameau de Bouchier, à 10 mn de Briançon
  • Altitude : 1 570 – 1 950 m
  • Difficulté : Facile, 380 m de dénivelé, 3 h 30 aller-retour
  • Point fort : Superbe vue sur les fortifications de Vauban inscrites UNESCO, et sur la vallée de la Durance qui s’ouvre jusqu’aux premiers contreforts du Briançonnais.
  • Particularité : Itinéraire en boucle possible, idéal pour les familles.

Ce plateau est reconnu pour ses rencontres insolites : c’est dans ses forêts de pins à crochets que l’on croise parfois le grand tétras (espèce protégée). Source : LPO PACA.

5. Lacs du Lauzon : perle du Champsaur sous la neige

  • Où ? Départ de La Motte-en-Champsaur
  • Altitude : 1 225 – 1 900 m
  • Difficulté : Intermédiaire, 680 m de dénivelé, 4 h aller-retour
  • Point fort : Paysage féérique de lacs gelés lovés sous les crêtes du Vieux Chaillol (3 163 m), entre pins et mélèzes encore dorés jusqu’en décembre.
  • Infos pratiques : Sentier balisé, fréquentation raisonnable hors vacances scolaires. Très apprécié des photographes à l’aube.

Anecdote : sous le manteau blanc, certains lacs dissimulent d’anciens baraquements de charbonniers du XIXe siècle, témoignage de l’histoire pastorale du Champsaur (Source : Archives départementales des Hautes-Alpes).

Bien préparer sa randonnée en raquettes dans les Hautes-Alpes

  • S’équiper correctement : vêtements chauds et respirants, raquettes adaptées (selon son poids et le type de neige), bâtons télescopiques, guêtres, eau et encas.
  • Consulter la météo : les Hautes-Alpes sont exposées aux flux d’Ouest et du Nord, qui amènent parfois des vents violents ou des chutes de neige soudaines (cf. Météo France).
  • Vérifier les risques d’avalanches : toujours se référer au Bulletin d’Estimation du Risque d’Avalanche (BERA) sur le site de Météo France.
  • Respecter la faune en hiver : rester sur les sentiers balisés ou déjà tracés pour limiter la dérange des animaux, vital pour leur survie en saison froide (source : Office Français de la Biodiversité).
  • S’initier avec un accompagnateur : guide ou accompagnateur en montagne, nombreux dans la région (plus de 200 professionnels agréés, source : Syndicat National des Accompagnateurs en Montagne).

Panoramas et sensibilités : randonner autrement dans les Hautes-Alpes

S’émerveiller devant les panoramas, c’est aussi apprendre à les préserver. Plusieurs initiatives favorisent aujourd’hui une pratique plus respectueuse :

  • Sentiers balisés écotourisme : des parcours spécialement conçus autour de Puy-Saint-Vincent, Ceillac ou Orcières, limitent l’impact humain sur la nature fragile.
  • Refuges engagés : certains refuges hivernaux (comme celui du Tourond dans le Champsaur) fonctionnent à l’énergie solaire ou utilisent des toilettes sèches, réduisant leur impact sur les milieux sensibles.
  • Initiatives locales : la commune de Névache organise chaque hiver, depuis 2017, la “Semaine blanche écoresponsable” (infos sur clarée-tourisme.fr), avec ateliers sur la faune, stand de réparation de matériel et sensibilisation à la pollution sonore.

Bon à savoir : Les Hautes-Alpes sont le seul département français à avoir deux parcs naturels d’altitude de plus de 100 000 hectares chacun, et 40 espèces de “grande faune” protégées observables en hiver (source : DREAL PACA).

Vers une nouvelle expérience de l’hiver

Explorer les panoramas en raquettes dans les Hautes-Alpes, c’est bien plus que collectionner des vues à couper le souffle. C’est aussi redécouvrir la richesse d’une montagne vivante, engagée, où l’hiver se conjugue avec douceur, partage et authenticité. Ici, chaque randonnée raconte une page de l’histoire alpine, et invite à revenir pour explorer d’autres vallées, d’autres horizons. Que ce soit le silence immaculé d’un lac gelé, le vol furtif d’un gypaète, ou la magie du crépuscule sur les cimes, la raquette donne accès à un monde préservé, à la fois grandiose et fragile.

La saison offre mille visages et autant de possibilités : laisser libre cours à la contemplation, respecter ces espaces, et devenir partie prenante dans leur préservation, pour que le rêve de l’évasion hivernale demeure, génération après génération.

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