1. Le vallon du Tourond (Champsaur)
Ce vallon préservé, à quelques pas de Pont du Fossé, est un haut-lieu d’observation hivernale. Célèbre pour ses populations de chamois et de bouquetins, il devient un véritable laboratoire à ciel ouvert en hiver. Les versants exposés au sud, fréquemment dégarnis de neige, sont particulièrement appréciés par les chamois en quête d’herbe sèche et de pentes débarrassées du manteau neigeux.
- Espèces phare : chamois, bouquetins, aigles royaux, hermines
- Meilleur moment : le matin, lorsque la faune descend s’alimenter avant de remonter vers les barres rocheuses
- Accès : en raquettes depuis le pont du Tourond (2 km, 150 m D+), prudence selon les conditions nivologiques
- Anectode : En 2023, les agents du Parc ont recensé jusqu’à 15 chamois groupés à une seule intersection de chemin sous le Pic du Tourond (source : Parc national des Écrins, bilan d’hiver).
2. Les balcons du Valgaudemar
Le Valgaudemar, avec ses reliefs austères et ses accès parfois exigeants, se mérite en hiver. Les balcons de la rive gauche (secteur de Villar-Loubière jusqu’au refuge du Gioberney) offrent des panoramas saisissants et multiplient les chances de croiser des chamois et lagopèdes alpins. L’hiver 2018-2019 y a été remarquable pour l’observation du tétras lyre, grâce à la tranquillité offerte par la faible fréquentation (source : LPO PACA).
- Espèces : chamois, lagopèdes alpins (“perdrix des neiges”), aigles royaux, renards, grand tétras
- Meilleur spot : corniches et clairières entre le refuge de l’Olan et le Désert en Valjouffrey
- Conseil : Emporter des jumelles (grossissement 8x32 ou 10x42 conseillé)
3. Forêt du Sapet (Vallouise-Pelvoux)
Entre mélèzes et pins cembro, la forêt du Sapet est un havre pour la petite faune : lièvre variable, hermine, et une abondance d’oiseaux, souvent plus actifs en lisière. Cette zone boisée, partiellement accessible en raquettes par la station de Pelvoux-Vallouise, permet une découverte en douceur et à l’abri du vent mordant. Un réseau de sentiers balisés trace des boucles idéales pour suivre les traces laissées sur la neige fraîche.
- Espèces : lièvre variable, hermine, sittelle torchepot, mésanges noire et huppée, écureuils
- Observation : privilégier tôt le matin, quand les empreintes sont toutes neuves
- Atout : situé à faible altitude (1 250 m), accessible même en cas de risque d’avalanche sur les hauts versants
4. Les hauteurs de Dormillouse (Freissinières)
Dormillouse, village d’altitude unique du Parc, devient le royaume de la tranquillité en hiver. Les pentes et combes autour du hameau sont régulièrement fréquentées par des chevreuils et des cerfs, tandis que le gypaète barbu, réintroduit dans le secteur depuis 2006 (source : LPO), plane parfois dans le ciel cristallin. Les traces de leur passage sont souvent plus accessibles que l’animal lui-même…
- Espèces : chevreuil, cerf, gypaète, aigle royal, martre
- Meilleur créneau : au lever et au coucher du soleil
- Accès : raquettes obligatoires, attention au risque accru de coulées après chute de neige