Lac Lauzon : le grand classique du Valgaudemar
- Altitude : 2009 m
- Départ : La Chapelle-en-Valgaudemar (Parking du Gioberney)
- Accès : 1h à 1h30 en aller simple, 250 m de dénivelé.
Situé à la lisière du Parc national, le lac Lauzon reste le lac d’altitude le plus accessible entouré de cimes de plus de 3000 m. Dès le mois de décembre, l’enneigement est régulier mais la montée, modérée et peu exposée, emprunte d’anciennes drailles de bergers, bordées de mélèzes.
Sous la neige, le petit barrage naturel qui forme le lac est souvent enseveli. La surface se fige en janvier, se couvrant parfois d’intrigants motifs de givre. Les pentes qui mènent au lac sont abritées : peu sujettes aux avalanches, bien qu’il faille impérativement respecter les recommandations locales avant le départ. L’aller-retour à la journée est envisageable en famille dès 8 ans (avec raquettes et vêtements adaptés).
Coup d’œil : En hiver, la vallée au départ est très calme, les chamois descendent parfois près de la piste. La lumière rasante de fin d’après-midi y est spectaculaire.
Pour aller plus loin : Siterando
Lac de Lauvitel : la perle sauvage
- Altitude : 1530 m
- Départ : Le Bourg d’Arud (accès vélo ou piéton l’hiver)
- Accès : 2h à 2h30 (dénivelé 600 m, raquettes nécessaires)
Le lac de Lauvitel, le plus vaste des Écrins (37 hectares), dresse au fond de sa cuvette une vaste étendue gelée, prisonnière de puissantes moraines. Moins connu en hiver car l’accès se mérite : il n’y a pas de route déneigée jusqu’au départ en période de neige forte, mais la montée s’effectue en grande partie en forêt, épargnée par les avalanches (évitez tous les hors-pistes).
L’ambiance hivernale est unique : la forêt de hêtres et de conifères s’étire silencieusement sur la montée, et le bassin du Lauvitel, sauvage, offre en février l’un des plus beaux couchers de soleil du massif. L’accès en raquettes est recommandé (itinéraire balisé partiellement), et rares sont ceux qui osent pousser jusqu’au verrou du lac en janvier.
À noter : le lac est inclus dans une réserve intégrale, l’accès à ses rives est donc interdit du 1er mai au 30 septembre, mais possible en hiver si la neige recouvre la zone sensible (source : Réserves Naturelles de France).
Lac de l'Eychauda : un bijou glaciaire aux portes du Briançonnais
- Altitude : 2514 m
- Départ : Chambran (route déneigée selon enneigement, voir office de tourisme de Pelvoux-Vallouise)
- Accès : 3h à 4h (dénivelé 700 m, raquettes et bonne préparation)
L’Eychauda est rarement accessible en plein cœur de l’hiver. C’est toutefois un objectif possible entre fin mars et début mai lors des hivers peu enneigés ou en conditions de neige stabilisée. La montée commence dans la vallée de Chambran, suit un vallon encaissé, offrant peu d’exposition avalancheuse à condition de rester strictement sur l’itinéraire d’été. Au-dessus de 2000 m, la neige peut être profonde et la visibilité vite réduite.
Le spectacle du lac sous la glace, encerclé de hauts sommets (Pic de l’Eychauda, 3512 m), impressionne par son atmosphère lunaire. Sensations d’isolement garanties.
Important : Toujours vérifier avalanche et météo (consulter Météo France).
D’autres lacs à portée de spatules… selon les hivers
- Lac du Pontet (1940 m, plateau du Villar-d'Arêne, accessible en ski nordique ou raquettes via l’Arsine, panorama sur la Meije, fréquenté par les familles)
- Lac de Combeynot (2550 m, accès engagé, réservé aux montagnards expérimentés en fin de saison)
- Lac de la Muzelle (2130 m, accès long et réservé aux conditions exceptionnellement favorables)
Chacun offre, selon les années et le manteau neigeux, une expérience singulière. Toujours contacter les offices de tourisme du secteur pour connaître l’état exact des itinéraires et l’ouverture des routes d’accès (nombreuses routes fermées en hiver, cf. inforoute05.fr pour les Hautes-Alpes).